Disparue des écrans ? Ce que devient vraiment Gbazé Thérèse de Ma Famille va vous surprendre 

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Pour toute une génération de téléspectateurs, elle incarne la quintessence de la belle-mère redoutable, jalouse et explosive. Dans la série culte ivoirienne « Ma Famille » d’Akissi Delta, son duo de choc avec son “gendre” Michel Bohiri et ses crises de colère mémorables ont marqué l’histoire de la télévision africaine.

Pourtant, après l’âge d’or de la série, son absence prolongée des grands écrans a alimenté les rumeurs les plus folles sur les réseaux sociaux : maladie grave, ruine matérielle, voire exil.

La réalité de ce que devient Gbazé Thérèse (de son vrai nom Thérèse Gbazé) est à la fois surprenante, touchante et pleine de résilience.

1. Le drame personnel qui a tout bouleversé

Si Gbazé Thérèse a pris ses distances avec les plateaux de tournage, c’est d’abord en raison d’une tragédie familiale qui a brisé son élan. En 2017, l’actrice a eu la douleur immense de perdre son fils unique, qui était membre des forces armées ivoiriennes.

Ce deuil cruel l’a plongée dans une profonde dépression et un retrait volontaire du monde du divertissement. Elle a souvent confié que la joie de vivre et l’énergie nécessaires pour jouer la comédie s’étaient éteintes en elle pendant de longues années après ce drame.

2. Le combat courageux contre la maladie

La Toile s’est affolée à plusieurs reprises en voyant des clichés de l’actrice affaiblie. Gbazé Thérèse a en effet traversé de très graves crises de santé, souffrant notamment de problèmes de mobilité chroniques liés à l’âge et à une sciatique sévère qui l’a temporairement clouée sur un fauteuil roulant.

Face au manque de structures de protection sociale pour les artistes en Côte d’Ivoire, sa situation a nécessité plusieurs élans de solidarité, ainsi que l’intervention directe des autorités ivoiriennes (notamment le Ministère de la Culture) pour lui assurer des soins médicaux dignens à Abidjan.

3. La surprise : Sa reconversion dans l’ombre

Ce que beaucoup ignorent, c’est que Gbazé Thérèse a su rebondir avec une dignité exemplaire. Loin d’être restée inactive ou totalement démunie, elle s’est réinventée loin des caméras de cinéma :

  • Une femme d’affaires de quartier : Pour assurer son indépendance financière, elle s’est investie dans le commerce de proximité à Abidjan, notamment dans la vente de pagnes et de produits traditionnels.
  • L’événementiel et le théâtre de proximité : Bien qu’elle ne tourne plus dans des blockbusters télévisés, elle reste une figure incontournable pour des cérémonies de dot, des mariages ou des sketchs de sensibilisation locale où sa présence est rémunérée et arrache toujours des sourires.

4. Son grand retour progressif sous les projecteurs

Le feu sacré ne s’est jamais totalement éteint. Après avoir retrouvé une meilleure santé et bénéficié du soutien indéfectible de ses pairs — comme sa “fille” à l’écran Amoin Koffi ou la réalisatrice Akissi Delta —, Gbazé Thérèse fait de régulières apparitions clin d’œil. On a pu la revoir dans des productions locales ivoiriennes et dans la suite spirituelle « Ma Grande Famille ». Elle sélectionne aujourd’hui ses apparitions au compte-gouttes, privilégiant sa paix intérieure et sa santé.

Ce qu’il faut retenir : Gbazé Thérèse n’est pas une étoile éteinte. C’est une femme forte qui a survécu aux épreuves les plus dures qu’une mère et une artiste puissent traverser. En choisissant de vivre une vie plus calme, rythmée par sa foi et son commerce, le “monstre sacré” de la comédie ivoirienne prouve que la dignité d’une star se mesure aussi à sa capacité à rester debout, loin du strass éphémère.

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